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-I- Présentation par Claude FAGES de l’expérience grenobloise d’aide aux aidants.
A l’automne 2005, le Comité de Liaison des Associations de Retraités Grenoblois (CLARG) contacte la CRAM puis le CLIC, en vue de mener une action spécifique autour de cette question. Une démarche projet est initiée, deux instances sont mises en place :
Un comité de pilotage, composé de :
- Médecin référent APA du CGI
- CRAM
- CLARG
- CPA
- UDIAGE
Un comité technique.
3 objectifs sont visés par cette action :
Soutenir les familles
Préserver et améliorer la relation aidant / aidé
Renforcer et susciter les solidarités
Il est fait appel à un prestataire : l’Ecole des Parents et des Educateurs (EPE), chargé d’animer les différentes instances et de faire le lien entre comité de pilotage et comité technique.
D’emblée, le choix qui est fait est celui de ne pas se limiter à une diffusion tout public de l’information (presse ou affiches), système qui s’avère souvent peu efficace, car il ne permet pas de toucher les personnes visées par ce type d’action.
Les professionnels et bénévoles susceptibles d’être en contact avec les personnes âgées et leurs familles ont donc été invités à une séance d’information sur le projet. Ces professionnels et bénévoles deviennent alors des relais auprès des familles, pour les inciter et les encourager de manière individuelle et personnalisée, à s’intéresser à la démarche. Un questionnaire à destination des familles est élaboré, servant de support à ce travail de sensibilisation.
Pour atteindre ces objectifs, 3 actions sont développées :
1/ Les Sessions d’information.
L’objectif de ces sessions est de vérifier que les personnes ont accès à l’information, au besoin de la compléter. A chaque fois, des intervenants professionnels sont invités (référent APA, assistante sociale, médecin…).
Les 6 thèmes traités :
Quels sont les services et professionnels qui peuvent venir à domicile ? Quels sont les financement ?
Quelles sont les aides techniques possibles ? Comment les financer ?
Savoir s’accorder du répit : les structures existantes.
Vieillissement et évolutions des maladies.
L’entrée en établissement.
Comment concilier vie personnelle et aide d’un parent âgé ? Ce thème a été abordé lors de la première session. Or, avec le recul, il paraît plus judicieux de l’aborder en dernier, car si c’est finalement le principal sujet de préoccupation des aidants, il reste difficile de l’aborder d’emblée (sentiment de culpabilité).
Quelques constats :
Environ 20 à 25 participants à chaque séance : difficulté à mobiliser les familles.
Pas de réel déficit d’information.
Au total, 48 aidants (conjoints, enfants) ont assisté à ces séances, le plus souvent à une seule session. Seuls 13 personnes ont suivi 3 sessions ou plus.
Question : comment élargir le réseau des personnes-relais ? Plusieurs pistes sont à l’étude : unions de quartier, médecins libéraux, pharmaciens… Pour ces professionnels, une prise de contact individuelle semble nécessaire .
2/ Les groupes de parole.
Appelés rapidement « café des aidants », pour éviter la connotation trop « psy » qui risquerait d’effrayer.
Un lieu neutre : un bistrot de Grenoble (le « Café des Arts », rue Saint Laurent).
Un lieu ouvert animé par 2 psychologues de l’EPE.
La possibilité est offerte aux aidants de se libérer en assurant une présence auprès de leur parent ou conjoint, soit par le financement d’heures d’intervention d’aide à domicile, soit par la présence de bénévoles, soit par un accueil au centre de jour. Dans les faits, cette possibilité n’a jamais été sollicité par les familles, ce qui semble signifier que les aidants parviennent à mobiliser leur réseau pour se libérer. Il est néanmoins important de proposer cette possibilité, afin de lever ce frein à la participation des personnes.
L’information :
Une invitation systématique est faite aux personnes ayant assisté aux sessions d’information.
Des affiches sont posées dans les différents lieux d’accueil (salle d’attente service social…).
Constats :
Entre 10 à 15 personnes à chaque séance
Des liens se créent et perdurent entre les personnes en dehors des temps d’échange
Lieu d’échange, de partage de préoccupations communes, de prise de recul.
« Quand on vient aux sessions d’information, c’est encore pour l’autre. Au café des aidants, on vient pour soi ».
3/ Constitution d’un réseau d’entraide autour de la personne.
Cet objectif n’a pas pu aboutir cette année. Il reste un objectif de l’année 2008.
4/ Perspectives 2008.
Financement 2008 par la CNSA dans le cadre d’un appel à projets. L’aide au aidants étant une priorité du conseil général, des financements dans ce cadre doivent âtre possibles.
Objectif 2ème semestre 2008, mise en place d’ateliers : - Manipulations et transferts, comment protéger son dos. - Gestion du stress. - Alimentation et nutrition. -II- Echanges Plusieurs questions émergent suite à cette présentation d’expérience. La question de l’hébergement temporaire comme répit pour les aidants : Quels sont les freins ? - Financiers / prix de journée - « Lâcher – prise « La question de l’hébergement temporaire programmé et non-programmé Comment faire évoluer l’organisation pour permettre plus de fluidité ? La ville de saint Martin d’Hères a mis en place une démarche similaire à celle de Grenoble. Les constats sont les mêmes : beaucoup de difficultés à mobiliser les familles. D’où l’importance de former et sensibiliser les personnes en contact direct avec les familles : les aides à domicile. Par ailleurs, la ville a le projet de créer un café des habitants, qui pourrait accueillir un café des aidants. A question de la paupérisation du public âgé pourrait faire l’objet d’une future réunion de travail. En effet, commencent à arriver à l’âge de la retraite des personnes au parcours professionnel chaotique, vivant du minimum vieillesse, et qui n’aura pas les moyens de financer une aide à domicile ou un hébergement. - Comment se préparer à la prise en charge de ces publics ? - De quels indicateurs dispose-t-on pour mesurer cette évolution ? Il est proposé de centrer la prochaine rencontre de la commission UDCCAS sur le partage d’informations et d’expériences sur l’accueil temporaire et d’urgence comme outil de répit pour les aidants. Prochaine réunion le 10 janvier 2008 à 14 h 15
UDCCAS de l'Isère
Association créée le 23 janvier 2003
C'est 81 CCAS et 1 CIAS
C'est plus de 65 % de la population de l'Isère
L’UDCCAS 38 développe un partenariat privilégié avec la CAF le Conseil
Général, la DDASS, l’Association des Maires, L’IFTS.
L’UDCCAS 38 a signé : une charte de qualité de l’accueil des jeunes enfants et la place des parents ; elle favorise la mise en place de conventions de gestion (APA,
RMI, Impayés de loyers…).
L’UDCCAS 38 siège dans de multiples instances : CROSM, CDAD, Commission Départementale de l’Autonomie, Comité départementale canicule, FAJ, FSL, Comité de veille,
Comité départemental de la coordination gérontologique.
